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Terres de Cognac – 2015

Les millésimes de la maison Grosperrin

La société « La Gabare » abrite la seule maison de cognac qui ait pignon sur rue, à Saintes.

Ne cherchez pas à Saintes, l’enseigne « Cognac Grosperrin », la raison sociale de l’entreprise fondée par Jean Grosperrin en 1992 et dirigée aujourd’hui par son fils Guilhem. La discrétion des gens du cognac n’est pas un vain mot. Au 1 rue de Courbiac, en bordure du fleuve, à l’entrée d’un bel ensemble immobilier du début du siècle dernier on peut lire sur une plaque de cuivre, «  La Gabare » et juste en dessous, « La Cale », cave à vins, C’est là que Jean Grosperrin a débuté son activité de négoce de cognacs millésimés et très vieilles eaux-de-vie, après avoir exercé la profession de courtier de campagne dans la région de Cognac. À l’adresse des non-initiés, on peut juste rappeler que le courtier est le professionnel qui met en relation viticulteurs, bouilleurs de cru et négociants, dans le but d’un acte commercial. Ce métier repose, pour le courtier, sur une relation de confiance avec le viticulteur, ce qui lui permet de pénétrer dans les chais de ses clients et de connaître l’existence de trésors qu’ils renferment. Ces trésors de famille apparaissent sur le marché très rarement ils se négocient surtout lors de successions ou d’événements imprévus.

C’est fort de ces éléments, et de son vécu dans le milieu viticole, que Jean Grosperrin a débuté son négoce de très vieilles eaux-de-vie et de cognacs millésimés. Sachant que cette activité est régie par une législation très contraignante. Les barriques, à défaut des chais, contenant des cognacs millésimés, authentifiés par officier ministériel, sont sous scellés. Mais la passion du produit a permis à Jean Grosperrin de surmonter ces difficultés et de se constituer au fil du temps une collection consistante de cognacs d’excellence.

Son fils Guilhem lui a succédé en 2003 et s’est investi avec la même passion dans ce négoce délicat. « Notre marge n’est pas extraordinaire, nous achetons cher les cognacs que nous rentrons dans nos chais, mais la demande est constant et nous avons beaucoup de petits clients que nous avons pu fidéliser grâce à la qualité de nos produits. Hors les millésimes datés en majorité des années 1970 à 1790, tous nos cognacs sont de qualité XO, Tous les crus sont représentés », explique le jeune patron de La Gabare qui précise que 80 % de ses cognacs sont vendus à l’export, avant de citer le chiffre de 500 références de spiritueux (cognacs inclus évidemment) dont il dispose dans la boutique de sa cave à vins. Cette boutique agrémentée d’une vidéo sur le cognac vient d’être entièrement rénovée. Elle est ouverte au public à partir du 15 juillet.